Je peine à avancer ligoté à des souvenirs amères, où je revois la même maison triste remplie de gosses effrayés et de parents austères, et les mêmes pièces qui répercutent les violences et les injures crasses de mon père.
Virevoltant entre la conviction de jouir d'une pleine possession de ma plume et la peur de briser la carapace qui freine mes libertés les plus inavouables, je demeure murée dans un vertigineux dilemme. Parce qu'ecrire, oui, écrire si honnêtement, est une expérience qui nous divise.
J'ai le cerveau qui ploie sous un iceberg de souvenirs désastreux,
dont la partie émergée me rappelle combien avoir des ''amis'' était si affreux. Près d'eux, plus rien ne m'engage à me comporter communément, et à cause d'eux maintenant, tout m'inspire à agir différemment.
J'ai besoin de partir. Partir et ne jamais revenir. Je veux fuir ce réel qui m'encombre et m'obscurcit, échapper à ce quotidien flagellé par chacune de leurs prouesses sauvages et imbéciles.
Avant, pas de lutte climatique, ni d'urgence de sauver la banquise et réduire les émissions de Co2,
pas de manifs contre des pesticides qui arpentent nos poumons en bienheureux, pas d'hystérie ni de frémissement à l'idée de mourir asphyxiés, pas d'anxiété écologique ni d'OGM ingurgités.
Élodie et moi c'est la fusion absolue, des gestes qui se répondent, des phrases qui se joignent, des pensées qui se mêlent, des joies qui se perpétuent.
Élodie et moi c'est la fusion absolue, des gestes qui se répondent, des phrases qui se joignent, des pensées qui se mêlent, des joies qui se perpétuent.
La woke culture ou wokisme apparaît comme un mouvement d'actualisation, de constante mise à jour des luttes qui doivent être menées sans pause, ni frein.
Pendant que nos villes s'agglomèrent d'une force armée afghane qui riposte, épaulée de coalitions étrangères qui abandonne leur poste, je suis l'afghane qui demeure et mène une résistance acharnée, pour restaurer l'égalité et l'émancipation méritée.