Ma mélancolie a beaucoup a d'allure, elle se pavane en moi sans fioritures; sème des effets mornes en son sillage et mon apparence flétrie se remarque sur mon visage.
Avec une dévotion pour leurs propres accomplissements et une lucidité qui dément toute condamnation de leurs actes feministes, les femmes noires obtiennent la confirmation que leur environnement les détient en captives en leur rabâchant des injonctions asphyxiantes, pesantes et obsolètes.
Je suis tiraillée entre mes convictions qui devraient faire l'unanimité au lieu de convier à l'étonnement, et mon environnement qui se raidit et s'offusque. Je conserve pour mon milieu natal quelque affection essentielle, de même que je porte douloureusement le poids d'être cette fille chahutée qui vit à l'encontre des codes.
Le manteau serein qui s’extirpe de notre apparence, quand on est vert de peur et loin d’un calme qui nous distance; se déclame des phobies intenses qui nous inondent, dans un panorama d’actes intranquilles qu’on féconde.
''Le consentement'' sorti en salle le 11 Octobre, est un film inspiré du roman éponyme de l'écrivaine Vanessa Springora et réalisé par Vanessa Filho, qui ne laisse certainement pas indemne. Une projection à l’écran tellement bouleversante qu’on y ressort chamboulés et abasourdis, mais d’autant plus interpellés par un sujet critique et surtout d’actualité : l'approbation forcée tenant d'une manipulation de la volonté des femmes.
Cher compagnon en papier, tu as dissipé une part enfouie de mon mal-être invisible au monde et qui m'a valu une grande part de phobie sociale. On a cheminé ensemble dans les moments les plus terribles, mes mains tremblantes qui gribouillaient toujours avec frénésie comme dans l'urgence de vider mon cœur outragé, de le panser et surtout de l'apaiser.
D'une posture de malmenés par les envies tenaces, d'infanteries monstres qui sur nos terres nous (pour)chassent, hésiter longuement à prendre la poudre d'escampette, ou demeurer en silence face aux raids qui nous pétrifient la luette.
Catherine Corsini est la réalisatrice de la belle saison, un film voluptueux où se juxtaposent des révoltes intimes et sociales liées à une période clé des années 70, ayant impacté avec gravité la vie de deux jeunes femmes que tout oppose.
On n’a jamais été des preux défenseurs du pauvre tiers-monde, l'appât des ressources denses du sahel nous inonde; avoir cru à un secours désintéressé est sans doute le comble, dune crédulité légendaire qui aura eu raison de votre nombre.