Comparses soudées contre l’épouvante
La fête internationale du 8 Mars 2025 qui s’est déroulée il y’a une semaine, constitue chaque année un moment symbolique pour célébrer les droits féminins et rappeler entre autres, les inégalités écrasantes entre les deux genres en défaveur de celui dit »faible ». Instituée spécialement pour rendre aux femmes de dignes hommages ainsi que leurs lettres de noblesse, elle est aussi une vive réminiscence sur la lente acquisition des droits qui leur ont été octroyés au gré de grands combats.
Au fil des ans, elle s’est donc muée en une mobilisation générale, efficace à recenser les luttes qui ont été menées et sont toujours effectuées par des sororités contre le patriarcat ravageur, afin de ne pas démordre et laisser régresser ces privilèges plus récents qu’il n’y parait.
Ce poème écrit ci-après figure comme une ode à ces adelphes dans le monde qui se battent ensemble et font résonner leurs voix sans répit afin de maintenir la flamme de l’égalité encore si vacillante.
Poème:
Le canevas habituel de discriminations permanentes
Où se distingue les lignes tragiques de nos existences chancelantes;
S’identifie en panorama alarmant de notre statut piteux,
Mais nous demeurons courageuses face à ces actes odieux.
Les charges mentales auquelles se rattachent les convenances
Quand nous sommes seules et livrées aux pires turbulences;
Se réclament des injonctions dures et violentes qui nous malmènent,
Dans une profusion de déboires sexistes que nous surmontons avec peine.
Les horreurs de feminicides de notre genre rabaissé
Qui s’enquillent à chaque fait divers de l’actualité,
Suffisent à rendre compte d’un monde hostile et barbare;
Où les deux sexes sont triés sur un volet de force qui nous sépare.
Les méfaits vicieux d’un patriarcat accablant,
N’entameront pas la détermination dont nous sommes bardées;
Et si la survie se trouve au bout de chemins cinglants,
Nous mènerons des actions téméraires pour nous en extirper.
L’effort renouvelé que nous déclinons avec véhémence
Par des luttes acharnées qui mobilisent sans cesse notre résilience,
Dénotent les prouesses farouches d’une sororité remarquable,
Qui nous galvanise dans nos péripéties impitoyables.
Que nous soyons frappées d’invectives ou acculées à la réplique
Que nous soyons huées ou traitées de mouvance hystérique;
Nous sommes conditionnées à vaincre notre calvaire misérable,
Par notre adelphité forte qui brisera toutes les digues notables.