L’ombre de la mort
D’un souffle court expiré de la gorge qui ploie
Il lutte face aux métastases qui brident sa voix
Le torse creux démantelé par la maladie au corps
Le goss damné s’élime contre l’abîme de la mort.
Une ombre neuve vogue au dessus de son lit
Danse comme dans un rituel de deuil promis
Sur les rives du monde des défunts, elle livre l’accès
Spectre du trépas en quête d’âmes pour son forfait.
Les silhouettes noires forment une nuée de nouvelles ondes
Qui tapissent les murs transfigurés en épitaphes moribondes,
Leurs ténèbres enserrent le petit bonhomme au porte d’Hadès
Couloir de la décrépitude fixant en perspective un destin funeste.
Corps en transe juché aux abords macabres de la débâcle
Son espoir ruiné par les digues d’un vain traitement miracle
La lumière disparaît au détriment d’un sombre tournant indéfectible
Victoire de la mort qui jette son ombre neuve sur une vie jadis paisible.