3 juillet 2020

Le harcèlement de rue

Je vais prendre un gros risque aujourd’hui, en m’attaquant à un sujet qui va fâcher plus d’un homme cisgenre, et surtout macho : le harcèlement de rue, dont sont victimes les femmes.

Oui, il est question de tous ceux qui pensent que la rue leur appartient, ainsi que les femmes qui la côtoient. Non contents de se sentir supérieur dans leur esprit, ils veulent aussi le démontrer hors de leur psychisme. C’est sans compter les psychopathes en manque d’affection qui se ruent sur tous ce qui respire, ou pire les beaufs qui veulent bien dévoiler leur état d’esprit, qui s’est arrêté à l’âge de la pierre polie.

C’est quoi le harcèlement de rue?

Le harcèlement de rue, c’est quand une fille se rétracte dès la première fois où toi, jeune homme hardi tu l’abordes, et que toi percevant cela comme un challenge, tu persistes dans ta vacherie. Ce n’est pas une façon de te dire d’essayer encore, ou de t’eprouver pour une récompense que tu penses être son amour. Ta conduite cavalière n’a rien de charmant et n’est en aucun cas une arme de séduction massive. Non, c’est non.

Elle ne te connait pas et toi non plus, si elle y voyait une quelconque attirance réciproque, elle te l’aurait fait savoir.

Les types de harceleurs

Alors au fil des années, la liste s’est malheureusement alourdie pour le plus grand déplaisir des femmes, et les catégories de personnes malveillantes ne font qu’augmenter. On en retiendra ici que les principaux.

1) Le gars qui ne sait pas qu’il ne faut pas courtiser dans la rue

C’est un peu celui qui est perdu et qui ne sait pas que la drague de rue s’est un peu trop rapproché au harcèlement, alors il y va quand même et se transforme en forceur inoffensif. Il manque d’éducation et de savoir-vivre et est parfois perçu comme le con de service.

2) le gars solitaire qui veut draguer pour la première fois

C’est une catégorie assez tolérable, à la limite de la non violence bien sûr. On a affaire à un garçon maladroit peu sûr de lui et qui s’approche avec une farouche volonté de plaire, son insistance peut être dû à une incompréhension des signes opposées qui l’alertent d’un refus total. Il est souvent inoffensif et lâche prise après une à deux tentatives d’insistance rabrouée. Mais attention cette catégorie peut très vite virer à la troisième.

3) Le gars maladroit et psychopathe

Lui ira au bout de ses actions et ne laissera pas tomber tant qu’il n’aura pas l’approbation de sa conquête. Il peut être violent : il faut lui tenir fortement la main ou une partie du corps, ou alors lui crier dessus. On peut rapidement avoir une agression physique.

4) Le mâle dominant et intimidant

Lui il fait tout de suite très peur. Il positionne l’homme en amont de la chaîne sociale et voit les femmes comme objet de leur désir. C’est la catégorie à fuir absolument. Violences physiques et verbales se rejoignent d’emblee. Il n’a aucune considération pour le sexe opposé et n’hésite pas leur faire part de ses pensées. C’est souvent des approches très vives et effroyables avec des phrases du genre:  » sale pute tu sais que t’es bonne? » Lui il n’admettra aucun refus.

Un mal persistant

Le harcèlement de rue est loin d’être une épopée banale contée par des femmes perçues dès lors comme hautaines ou désobligeantes. Il s’agit bel et bien d’abus physiques et morales, engendrant une peur panique, un sentiment d’insécurité perpétuelle et des risques de névroses et paranoïa. Apprendre à respecter les droits des femmes est primordial pour une vie en communauté satisfaisante pour tous. Quand elles vous disent non, c’est réellement non!

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