Concours de poésie Les égoemes : participation Mars et résultats🏅
Après une période de césure, le concours de poésie Les égoemes longtemps mis en berne par l’organisateur, a repris du poil de la bête depuis l’amorce de cette année 2025. Il est donc ouvert à compétition mensuel depuis Janvier et a porté en ce mois de Mars, une joute de plus dont les résultats glorieux de ma participation à cette dernière m’ont ravie.
C’est quoi au fait »Les egoemes » ?
Les égoemes est un concours mensuel de poésie libre, organisé chaque premier jeudi du mois et dont la durée de compétition s’étale sur une semaine. Instituée par un jeune français nommé Arthur, cette rencontre poétique est ouverte à toutes et à tous selon certaines règles à respecter. Cet amoureux de slam et improvisateur scénique, a mis sur pied un protocole particulier rendant très grisant chaque participation.
Règlements et jurys
Le concours a lieu chaque premier jeudi du mois, jour où le thème central est inauguré. Ouvert à toute personne disposant d’un compte Instagram, chaque participant est invité à rédiger un texte-poème conforme au libellé thématique sur une durée de 7 jours, après laquelle la clôture est effectuée.

La particularité de cette nouvelle année où le concours a resurgit après un long moment d’inactivité, réside dans le délai hebdomadaire qui ne prendra maintenant en compte que les cinquante première candidatures. C’est dire qu’il ne suffît plus de transmettre son œuvre en deçà d’une semaine, mais il faudrait aussi joindre à notre créativité une rapidité qui nous préface dans les candidatures retenues. Le concours est gratuit et n’admet pas les membres du jury, drainant dans ce cas-ci l’organisateur accompagné des trois précédents lauréats ayant été gratifiés.

Mes participations récurrentes et quelques succès
J’ai découvert ce concours sur internet en furetant dans des sites d’appels à textes dédiés à des concours littéraires. Ma première participation à celui-ci me renvoie à la 13e édition quand deux autres plus tard, je remportais fièrement un premier prix grâce à mon texte »Politicien mytho » sur le thème Langues de bois.

Langues de bois était un sujet assez important car il racontait idéalement la mesure des constats alarmants liés à la démagogie des dirigeants africains. Nul doute n’a été en moi quant à diriger l’interprétation et la rédaction de mon poème vers ces beaux parleurs qui s’éternisent aux arcanes des pouvoirs africains. Un engagement qui a bien été récompensé et j’en ai été toute satisfaite.

Toujours dans l’optique d’exposer mes idées en vers, j’ai continué à participer à plusieurs autres appels de ce concours et bien d’autres en parallèle, jusqu’en ce mois de Mars où j’étais une fois de plus présente pour compétir sur le thème »Harpes Macadam ».

Un sujet d’écriture assez complexe qui de premier abord ne m’a procuré aucune inspiration et m’a paru intriguant. Puis, tout s’est mis en place avec quelques recherches sur ces deux mots clés que j’ai pu agencer. J’ai ainsi pu en faire ressortir des lignes concernant la situation des femmes afghanes de plus en plus privées de leur liberté individuelle par les talibans.
Mon militantisme a une fois de plus été mis a contribution dans le but de dénoncer ces traitements durs infligés à ces femmes afghanes courageuses qui résistent un tant soit peu au détriment de leurs vies. Une cause qui me tient terriblement à cœur et dont je suis ravie d’avoir pu l’exprimer dans ce poème qui remporte un des trois prix !

C’est une double joie que de se sentir lu et approuvé tout en ayant l’opportunité de faire porter la voix de ces femmes par ma plume.
Mon poème entier lauréat de la 15e édition de Septembre 2023
Politicien mytho
Aux prémisses de mes discours inachevés,
Des phrases sont craintes pour l’effet manipulé;
Et sans m’aviser du courroux des auditeurs méfiants,
J’arpente crescendo la colline des faux semblants.
Quand dans l’éclat de mes aveux factices,
Se profile l’affreuseté crasse de mes pires vices,
Je dissimule toute vérité et franc-parler inopportuns,
Étreignant la peur de perdre ma popularité à mi-chemin.
Avec une vigueur et une conscience fallacieuses,
J’esquive les propos et les questions trop audacieuses,
Je maquille chaque détail visible de mon scrupule atrophié,
Qui me cantonne à être l’hôte de pensées camouflées.
Quand dans le sillage de mes paroles riches en récompenses,
S’écoule un torrent de promesses qui ne prendront naissance,
Je simule de vains gestes d’humilité,
Scandant l’amélioration et le progrès comme trophée.
Avec un jeu de langue de bois et de mots détournés,
Je substitue les réalités aux illusions escomptées,
Et embusqué sous une lourde façade de commodités,
Je brille d’imposture de cette campagne façonnée.
Quand dans le brouhaha de mes électeurs affolés,
Retentissent des cris d’émoi et de forte suspicion,
J’appréhende moult de mes mensonges décomplexés,
Qui m’offriraient à la déchéance et à l’humiliation.

Poème lauréat de cette 24e édition du mois de Mars 2025
Mélodie de riposte
Des burqa imposées dans l’air du Printemps
Bonifient l’humeur acerbe de ces talibans,
Et des femmes prisonnières en Afghanistan;
Tombent sous ces lois et mœurs d’antan.
Du sang répandus sur le bitume et gravats
Couleur rouge qui distille sans trêve l’horreur,
Des corps persécutés de vie à trépas;
Dans un spectacle vif de sanctions et crimes d’honneur.
Une ambiance frénétique aux relents de lourdes oppressions
Sème le trouble au sein d’existences exemptes de distractions,
Et une mélodie de risposte sous des cordages d’Harpes révoltées;
Redéfinissent les chemins courageux de femmes réprimés.
Harpes, macadam
Sur l’asphalte des traces de combats nobles de ces dames,
Instruments qui sonnent le glas de tourments réitérés;
À cause d’une ère révolue que ces hommes veulent réhabiliter.
Harpes, macadam
Des pas qui fracassent le goudron au rythme du quidam
Qui joue au son d’une mélodie de riposte contre la violence
Et se démène de renverser ces dirigeants sans conscience.
